
Début juin, des hypokhâgneux et les khâgneux spécialité histoire ont visité la basilique Saint-Denis avec Mme ANIZAN, guidés par une conférencière. La confrontation avec l’une des toutes premières églises gothiques de France a donné une dimension concrète aux différents programmes d’histoire étudiés au cours de l’année, de la persécution des chrétiens de Gaule du temps de l’Empire romain à la Restauration des débuts du XIXe siècle.
Ainsi, les traces matérielles présentes dans la basilique ont permis aux étudiants de remettre des mots et des images sur l’histoire de l’institution ecclésiastique, des fidèles et du lien entre l’Église et la monarchie, en France, pendant près de deux millénaires.
La conférencière a utilisé les sarcophages, les reliquaires, les gisants, comme des points de départ à l’évocation du culte des saints, de la transformation de Saint-Denis en nécropole des rois de France, ou plus généralement des pratiques funéraires du Moyen Âge à la fin de l’époque moderne. Les dimensions de l’art gothique et la puissance d’un abbé tel Suger ont été appréhendées à partir de l’observation de l’architecture et des vitraux.
Enfin, l’exploitation des traces laissées sur la basilique par la Révolution a été l’occasion d’évoquer la portée de l’idéologie révolutionnaire et les effets des guerres révolutionnaires sur les lieux de culte, tandis que l’analyse du cénotaphe de Louis XVII a conduit à une réflexion sur les usages mémoriels de la Révolution du temps de la Restauration.



