Allemand en hypokhâgne

Cours d’allemand : Hélène Pialoux

Tous les élèves suivent 4 heures de cours hebdomadaires dans leurs deux langues vivantes.

Trois objectifs en allemand pour l’année d’Hypokhâgne :

  • progresser sur le plan linguistique : grammaire et pratique de la traduction (version/thème)
  • découvrir la littérature allemande à travers ses principaux auteurs (19e et 20e siècle)
  • analyser l’actualité des pays germanophones (aspects civilisationnels)

Un point essentiel de l’apprentissage est l’enrichissement du lexique: lexique usuel, lexique du commentaire littéraire, lexique des phénomènes socio-éco-politiques. C’est la condition pour pouvoir aborder des documents ambitieux, qu’ils soient littéraires ou extraits des médias actuels, et pour pouvoir s’exprimer avec plaisir et aisance.

Les cours d’allemand ont lieu en petits groupes et ne sont pas des cours magistraux. On attend des étudiants une implication active en cours, et un travail personnel régulier (exercices, traductions, et progressivement les éléments nécessaires au commentaire littéraire sont mis en place).

Les cours sur la littérature et la civilisation ne suivent pas un programme préétabli ni un déroulement chrnologique. Quelques exemples de thèmes abordés ces dernières années (2015 – 2020):

  • la nouvelle (Borchert, Böll, Bichsel) en lien avec la période de l’immédiat après-guerre, et prolongé ce travail par des éléments sur le traitement du passé nazi dans l’Allemagne d’après-guerre avec le film Im Labyrinth des Schweigens de Giulio Ricciarelli (2014) et le discours de Richard von Weizsäcker en 1985 sur le 8 mai 45,
  • la littérature des Lumières (Lessing) et du Sturm & Drang (poèmes du jeune Goethe, Werther),
  • la poésie romantique et expressionniste,
  • l’oeuvre autobiographique d’Elias Canetti,
  • le théâtre épique de Brecht (Galilei, Dreigroschenoper)…

En 2019-20, nous sommes partis du film Das schweigende Klassenzimmer pour évoquer l’histoire de la RDA et la perspective des jeunes, également à travers la lecture des évocations autobiographiques de Claudia Rusch (Meine freie deutsche Jugend) et de Maxim Leo (Haltet euer Herz bereit, eine ostdeutsche Familiengeschichte). Nous avons également travaillé sur la poésie (Goethe et Eichendorff) et sur l’oeuvre d’Elias Canetti (pendant le confinement).

Des sorties sont proposées régulièrement pour nourrir la connaissance du monde germanophone:

Théâtre, expositions, voire en 2018 à l’occasion des débats autour de la loi Asile et immigration, pour assister à une table ronde comparant les politiques menées en Allemagne et en France.

Par exemple: le Bauhaus au Musée des Arts décoratifs (2017), les peintres du Blaue Reiter à l’Orangerie (2019). Leonce und Lena (Büchner) au théâtre des Amandiers et Arturo Ui de Brecht à la Comédie Française en 2018, en octobre 2019 Galilei au Théâtre de la Scala.