Travaux d’étudiants

Taquiner la muse…

par Lucas Bonneau

Lecture des métamorphoses, chant I

par les étudiants de Lettres Supérieures

Le mythe ovidien d’Echo et de Narcisse,

revisité par Melora Huetle

Poème bilingue
Médée, Medea

par Kenza Kaabèchetle

Du tripalium au sablier du temps
ou comment sortir vivant du labyrinthe des déclinaisons.

Kenza Kaabèche et Lou Solarz

De lis vitae.

Les imparisyllabiques ne cessent de changer.
Au bout de deux cas, leurs formes sont doublées.
Comment pourrions-nous les accorder ?
Il faut simplement les décliner,
Mais en accord avec le genre du mot suivant,
Cela paraît évident.

Seulement parmi eux, des pièges sont cachés.
Et des faux imparisyllabiques sont révélés.
Ils peuvent être facilement repérés,
Car leur radical, au génitif, est composé
De deux consonnes succédées.
Et comme les parisyllabiques, ils sont déclinés.

Tels urbs, urbis, gens, gentis qui se calquent sur mare civis.
Enfin, la première déclinaison,
Sans davantage de sommation,
Ne fait que rassembler
Les mots qui possèdent un génitif en ae.
Ainsi entrons dans le vif du sujet :

Iniqua lis, iniqua lis,
Pour sortir des abysses,
Iniquam litem,
Etre face à soi-même,
Iniquae litis,
Et face à la justice,
Iniquae liti,
S’éloigner de la folie,
Iniqua lite,
Et voir le temps s’écouler.
Iniquae lites, iniquae lites,
Ce même temps qui nous oppresse,
Iniquas lites,
Que l’on fuit à toute vitesse,
Iniquarum litum,
Rattrapé par le tripalium,
Iniquis litibus, iniquis litibus,
Sans cesse à nos trousses.