Elise
Je suis entrée en hypokhâgne à Honoré de Balzac en 2023, notamment car je souhaitais conserver un parcours pluridisciplinaire dans les sciences humaines et sociales et que l’option géopolitique y présentait un grand atout. Je n’étais toutefois pas vraiment certaine de mes choix, et je craignais la difficulté associée à la classe préparatoire. Mes doutes se sont progressivement effacés lorsque j’ai compris la bienveillance des professeurs et leur attention à la réussite de leurs élèves. Je pense que l’un des grands avantages de cette CPGE est en effet l’accompagnement dans les différents projets, face à la perspective dominante de l’ENS présente dans beaucoup de classes préparatoires. Cette bienveillance générale, permise par un climat propre à l’entraide plus qu’à la compétition, a relativisé ma crainte de la pression académique que représente généralement ce cursus.
En poursuivant en L3 Histoire à Paris 1 après la khâgne, je me suis vraiment rendue compte des outils précieux que la prépa m’a fait acquérir, et qui m’ont permis de me distinguer. La prépa est en effet le lieu idéal pour développer son esprit critique, son sens de la précision et de la rigueur méthodologique ainsi que son aptitude à la réflexion. La prépa m’a également appris à adopter une véritable discipline de travail ; et je bénéficie encore chaque jour de l’efficacité et de l’assiduité que j’ai acquises à Balzac, entretenues par les concours blancs et les khôlles qui structurent l’année.
C’est également à travers cette formation que j’ai compris ma volonté de me spécialiser en histoire, discipline qui a constitué une grande partie de mon emploi du temps de khâgne par la possibilité de suivre la spécialité histoire-géographie. L’ouverture disciplinaire m’a également été précieuse, et elle m’est encore utile aujourd’hui car mon sujet de recherche de master nécessite cette aptitude permise par la prépa à travailler sur différents supports. La prépa à Balzac ainsi que la sous-admissibilité à l’ENS de Lyon que j’ai obtenue à son issue ont aussi suscité un fort intérêt pour mon dossier, et m’ont ouvert la voie à l’ensemble des masters qui m’intéressaient, parmi lesquels j’ai choisi le master Histoire des sociétés contemporaines (19e-21e) de Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Je suis particulièrement reconnaissante de ces deux années passées à la classe préparatoire de Balzac, qui m’ont beaucoup apporté et qui marquent encore mon parcours au quotidien.
Xuan Thy
C’est avec un immense plaisir que je me retrouve à vous partager mon ressenti, après avoir été celle qui lisait chaque témoignage lors de la phase Parcoursup.
J’ai fait deux années de CPGE A/L (Hypokhâgne, Khâgne) au sein du lycée Honoré de Balzac entre 2023 et 2025. Durant l’hypokhâgne, j’ai suivi l’option Géopolitique, puis arrivée en khâgne, j’ai choisi la spécialité Histoire-Géographie et j’ai suivi l’option Sciences politiques. Ensuite, j’ai intégré la 3e année de la licence Études européennes et internationales à la Sorbonne Nouvelle et enfin, à l’instant où je vous écris, je me prépare à poursuivre mon parcours à Shanghai Jiao Tong University (université classée 1re à Shanghai et 36e au QS World 2027) pour un master intitulé “Chinese Politics and Economy”. Si j’ai été capable d’être aussi ambitieuse et d’accomplir ce que je voulais, c’est bien sûr grâce au cursus de la classe préparatoire, mais surtout grâce à l’équipe enseignante de Balzac.
C’est un cursus qui peut ne pas correspondre à tous les profils, car une classe préparatoire exige une charge très importante de travail, beaucoup de rigueur et un immense investissement personnel. Il y a bien sûr le stress qui va avec : celui de bien faire, puis le stress de ne pas être à la hauteur, ou encore celui de ne pas se voir progresser. C’est un défi à relever dont on ressort toujours gagnant, à la fois intellectuellement et humainement.
Chaque matière a ses propres exigences et chaque professeur a sa façon d’enseigner. Le dévouement des professeurs, passionnés par leur objet d’étude, nous pousse à aller très loin dans les analyses (c’est là qu’on réalise qu’au lycée, on ne faisait qu’effleurer la surface). C’est en baignant dans cet environnement pluridisciplinaire que j’ai appris à réfléchir avec précision et surtout à comprendre avec nuances. J’ai été déstabilisée de très nombreuses fois par le rythme soutenu de la prépa, par la densité des informations pendant un seul cours, par la rapidité avec laquelle les raisonnements se faisaient, par les attentes que les enseignants avaient de nous et par la charge de travail que l’on nous donnait. Mais face à ça, j’ai eu des professeurs qui m’ont encouragé et surtout donné l’envie de faire mieux que moi-même. C’est à partir de là que je ne me rendais plus vraiment compte de ces difficultés, car j’étais en train de me surpasser tous les jours sans même le savoir, et j’y prenais du plaisir.
Les professeurs de Balzac représentent, pour moi, un point de départ et une référence absolue. Grâce à cette classe et face à autant de travail, j’ai réalisé mes forces comme mes limites, et j’ai surtout appris à être indulgente envers moi-même. On m’a souvent dit que la prépa permet de mieux se connaître, de mieux savoir travailler ; c’est vrai, non pas parce que les enseignants vous donnent une méthode secrète, mais parce que vous allez devoir passer par tous les chemins pour trouver celui qui vous convient le plus.
Si votre décision finale se porte sur Balzac, alors j’en suis plus que ravie, car j’ai gardé de très bons souvenirs de mes années là-bas. C’est une classe qui vous permettra de croire en vous et qui vous donnera toutes les clés pour réussir.
